A PROPOS

Dans une petite vallée, au milieu des collines du Luberon, se trouve le Grand Réal : un établissement pour adultes souffrant depuis la petite enfance de troubles de la personnalité et plus particulièrement d’autisme.

Le film met en scène Arlette, Aldric, Gilbert, Chantal, Armand, François et Pierre âgés de 24 à 52 ans, dans une succession de « tableaux cinématographiques », mêlant le travail à la ferme et le jeu d’acteur face à la caméra.

Deux facettes d’un apprentissage de la vie au jour le jour, sur le chemin de l’autonomie. Là où les mots sont rares, « Dire son silence » explore la palette des émotions avec laquelle se construit leur relation aux autres.


Ce film a été tourné durant une période de 3 ans, au coeur du Luberon, où se trouve le Grand Réal, établissement pour adultes autistes et psychotiques.

J’ai choisi de filmer la plupart du temps seul, dans un rapport d’égalité.

J’ai appris à placer ma caméra en même temps que je me place, à assumer mes mots, à les assembler différemment.

J’explique mes intentions aux personnes que je filme. Je ne cherche pas d’emblée à trouver le meilleur angle mais la bonne distance. Ce n’est que lorsqu’il y a un espace commun que je filme.


This film was shot over three years in the Luberon region of southern France, the location of Grand Réal, an institution for adults with autistic and psychotic disorders.

 The film features Arlette, Aldric, Gilbert, Chantal, Armand, François and Pierre aged 24 to 56 years’ old, in a succession of « motion paintings », combining the work on the farm and the acting face of camera.

Two facets of learning life day to day, on the way to autonomy.

I chose to film mostly alone, on an equal footing with my subjects.

I learned how to place the camera as I learned to place myself, to assume my spoken words, to put them together differently.

 I explain my intentions to the people I film. I don’t seek the best angle to begin with, but the right distance. Only when we are all in a common space do I begin filming.